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Le projet Hôdo
La Charte de Hôdo

La charte de Hôdo expliquée et proposée comme modèle de charte universelle de l’humanité.
La charte de Hôdo ne contient que trois lois fondamentales. Ce sont:
Charte de Hôdo

Table des matières

  1. Le devoir de respecter toute forme d’intelligence et ses supports
    1. Définitions
    2. Explication
  2. Le droit à la fuite et à l’abri
    1. Définitions
    2. Explication
  3. La synergie par le consensus ou le hasard
    1. Définitions
    2. Explication
  4. Trois lois? Pas plus?
  5. Le mot de la fin

Le devoir de respecter toute forme d’intelligence et ses supports

Définitions

Devoir
Cette loi est un devoir et non un droit, car elle est censée responsabiliser tous ceux qui sont maîtres de leurs actes.
Elle n’est pas un droit pour éviter de mettre en avant son intérêt personnel au détriment des autres, car la liberté n’est pas souvent partageable, d’où les deux lois qui suivront.
Respect
Le respect dans le Projet Hôdo met de l’avant l’importance de la compréhension sans préjugés moraux, sans jugements de valeur.
Respecter, c’est aussi rester humble quant à la notion de vérité que chacun défend en toute bonne foi.
Intelligence
L’intelligence une notion floue, due au fait que même d’un point de vue scientifique cette notion reste difficilement définissable.
Mais on peut constater que, là où il y a souffrance, il y a intelligence. Respecter une autre intelligence, c’est donc éviter de la faire souffrir.
Toute forme d’intelligence
Puisque chaque intelligence diffère des autres, elles doivent être considérées comme un plus dans la biodiversité et donc contribuent à la synergie créative.
Ce respect dû à tous les humains sans exception peut être étendu à toutes les formes de vies, puisque chacune semble être dotée d’une intelligence qui peut souffrir et créer.
Les supports de l’intelligence
L’intelligence est hébergée dans un organisme, un corps. Le corps de l’humain a besoin d’être protégé dans des abris physiques. Ces logements s’entretiennent au sein de groupes et territoires. Ces groupes qui partagent des lieux de vie se réunissent et finalement recouvrent la planète entière.
Il s’en suit que le respect de l’intelligence doit conduire au respect de la vie, au droit à l’abri (loi suivante), aux différentes associations sociales et à l’«écologie», c’est-à-dire la vie de notre planète.

Explication

La première loi de Hôdo considère que l’intelligence est la manifestation suprême de la vie, et donc, de l’humanité, même si nous ne savons pas, sans doute pour très longtemps encore, ce qu’est l’intelligence organique. Néanmoins, comprendre les mécanismes de l’intelligence devrait nous permettre de maintenir notre vie aux meilleures conditions possibles. Et puisque nous sommes des êtres sociaux, elle nous permet d’enrichir la synergie dans nos associations, de la famille aux grandes communautés internationales.

L’intelligence et la vie semblent indissociables. Or, la vie s’appuie sur la vie, car rares sont les exceptions d’espèces vivantes capables de se nourrir de pure énergie et de matière inerte. Le respect de l’intelligence impose d’éviter de faire souffrir n’importe quel être vivant. Si la mise à mort est inévitable, il faudrait abréger le plus possible cette souffrance, même pour un humain incurable en fin de vie.

Toute intelligence se base sur la mémorisation. Ces mémoires, nos archives, constituent nos vérités individuelles dont nous ne sommes pratiquement pas maîtres. L’hérédité, la prime enfance, les apprentissages longs ou prégnants ont façonné notre monde intérieur que personne ne partagera jamais. Chacun est seul dans sa boîte crânienne dans laquelle, les seules notions de bien et de mal qui existent sont celles qui sont ressenties comme gratifiantes ou frustrantes, voire pénibles.

Le respect de l’intelligence sous toutes ses formes devrait donc conduire à rester humble quant à la notion de vérité, car nous ne connaissons que la nôtre, et encore, même pas en profondeur. Notre liberté est si relative, toujours contrainte par l’environnement, comme la rivière qui suit de longs lacets serrés, erre dans les marais, déborde de ses rives, se perd dans des lacs encaissés ou souterrains, voire des mers mortes…

Il s’en suit que le respect de l’intelligence d’autrui s’accommode mal de l’élitisme ou de l’égalitarisme, qui sont d’ailleurs souvent corollaires l’un de l’autre. Autant le plaisir de se surpasser dans quelque domaine que ce soit est agréable pour soi et utile à tous, autant le mépris engendré par certaines formes de domination est contraire au principe du respect de l’intelligence.

Le mépris est fréquent dans l’élitisme, qui s’appuie sur certaines compétences en reléguant les autres jugées mineures et donc négligeables. Parfois, pour augmenter le pouvoir d’une élite, l’égalitarisme est habilement présenté comme un idéal «juste et bon», un modèle unique. Le prêt-à-penser rassure les dominants et anesthésie les dominés. C’est peu créatif pour l’humanité, dont la principale valeur est l’intelligence qui s’enrichit de toutes les différences, la «psycho-diversité».

Mais s’ouvrir aux autres, chercher à les comprendre, refuser l’autosatisfaction et oser remettre en cause sa propre vérité, protégée par des communautés qui ont besoin de leur protocole érigé en « vérité » pour le maintien de leur structure, toutes ces attitudes sont coûteuses en efforts, tant pour un individu que pour un groupe. Les deux lois suivantes de Hôdo tentent d’y remédier : « le droit à l’abri et à la fuite » et « le consensus ou le hasard ».

Le droit à la fuite et à l’abri

Définitions

Fuite
L’un des trois comportements moteurs de l’homme face à une agression est la contre-attaque, l’immobilité et la fuite.
  • La riposte est vraiment l’ultime option, qui est justifiée uniquement en cas de grave menace éventuellement.
  • L'immobilité peut résulter d’une sidération plutôt que d’une volonté de furtivité, ce qui est source de stress malsain lorsque la situation perdure.
  • La fuite et l’évitement sont donc préférables.
Il est important de considérer que l’agression peut être aussi bien psychique que physique, et donc, que la fuite ne sera pas toujours du même style. La fuite dans tous les cas ne peut être que temporaire et brève, et il vaut mieux parler d’ailleurs de repli. En effet, fuir peut impliquer de tourner le dos au danger, et donc de perdre de vue l’évolution de ce dernier. Et comme on ne peut fuir trop longtemps, il faut un abri, au moins pour récupérer physiquement et psychiquement.
Abri
L’abri est indispensable pour de nombreuses raisons.
L’humain a besoin de se restaurer, de se reposer, de se soigner à l’écart de tout risque ou source de trouble qui viendrait perturber la retraite. Il a aussi besoin d’un espace où se retirer pour éviter l’affrontement. Or, cet affrontement peut ne pas se limiter à un «ennemi», mais aussi à n’importe quelle situation pénible environnementale: dispute familiale, examen stressant, désaccord dans le travail…
Droit
Contrairement à la première loi de la charte, celle-ci est un droit, car elle est indispensable pour pouvoir assurer le respect de la première. Elle est indispensable, car la sérénité est la qualité essentielle pour pouvoir respecter toute intelligence.

Explication

Nous avons tous en nous les germes de la domination. Et c’est logique, puisque chacun essaie d’avoir son domaine.

Son domaine, c’est avoir son abri et les ressources adéquates pour y vivre en paix.

Seul, on pourrait se contenter d’un jardin d’aliments végétaux, mais, en général, c’est souvent insuffisant, même pour un ermite stoïque. Alors, les humains se réunissent entre eux, en tribu dans laquelle chacun a ses compétences. Cela n’inclut pas que l’agriculture, ni la chasse et la pêche, car il faudra trouver du matériel pour fabriquer et entretenir l’abri et tous les outils nécessaires à tout cela. L’esprit de domination conduit certaines personnes de ce regroupement à en devenir les chefs d’orchestre.

Alors, il faudra trouver l’art de la sérénité dans la synergie.

La synergie par le consensus ou le hasard.

Définitions

Consensus
Il n’y a pas de consensus sur la notion de consensus!
Mais l’idée principale qu’il faut retenir, c’est la volonté de synergie au service d’une intelligence collective, et non «collectiviste», car pour chaque membre de la communauté concernée doit le compromis doit être globalement gagnant-gagnant.
Le consensus, c’est l’effort intellectuel et pratique pour créer une solution qui convienne à tous. C’est le refus de se cantonner dans une sorte de dictature des majorités qui de surcroît sont parfois très relatives. Très relatif, car tout dépend du pouvoir de blocage. Les révoltés ont rarement été représentés par des majorités, mais toujours par des groupes qui souvent détiennent une puissance de blocage suffisant pour enrayer le fonctionnement d’une machinerie complexe.
Le consensus est source de créativité, mais avant, il est le résultat d’une écoute objective. Cela impose au préalable de se rappeler que derrière chaque mot, chaque humain y a mis une signification et un ressenti qui lui est propre, et que la validité d’une solution ne dépend pas de celui qui l’énonce. C’est pourquoi le consensus doit être un acte pratiquement technique, voire scientifique.
Hasard
Le non-choix, l’immobilisme sont parfois mortels. Alors, choisir la solution au hasard peut être le dernier recours pour ne pas favoriser des formes de pouvoir qui imposerait leur vision risquant de ne pas assurer la règle gagnant-gagnant du consensus.

Trois lois? Pas plus?

L’idée de la charte de Hôdo est d’être admissible pour le plus grand nombre possible de citoyens de la planète.

Plus un ensemble est étendu, plus la définition des éléments qui y sont compris est réduite. Pour faire simple, l’ensemble des chaussettes est plus grand que celui des chaussettes rouges, et celui-ci que les chaussettes rouges en laine, etc. Moins il y a de lois «restrictives», plus ces lois s’adaptent à un plus grand nombre de personnes. Or, le but de ces lois est de permettre le savoir-vivre ensemble le plus possible à toute la planète.

De plus, moins il y a de règles à mémoriser, plus il y a de chance de les respecter. Il ne faudrait pas recourir à la présence d’experts pour déterrer et interpréter des articles de lois que l’on dit d’ailleurs ne pas devoir ignorer. Certes, cette charte sera interprétée diversement au cours du temps et selon les communautés. C’est pourquoi la clé de voûte de la Charte de Hodo se résume aux trois lois précisées précédemment.

Cette charte doit pouvoir s’adapter à toute association qui veut s’en servir. Or, chaque association a ses propres règles d’existence. Pour tenir compte de ces particularités, tout en restant dans la limite de dix articles de loi pour des raisons de clarté et de mémorisation, deux règles additionnelles ont été introduites. La première limite le nombre total d’articles à dix, tandis que la seconde régit leur durée de validité.

Au total, il y aura donc cinq lois fondamentales permanentes (les trois lois et les deux dernières règles) et cinq autres, adaptables, voire remplaçables, selon le contexte. Évidemment, ces lois contextuelles ne doivent pas être en contradiction avec les lois fondamentales de Hôdo.

Le mot de la fin

Et si seulement nous changions dans la Charte le mot « Hôdo » par « Terra »? Et si les trois lois fondamentales étaient non seulement nécessaires, mais suffisantes pour que tout être terrestre, indépendamment des attributs biologiques de sa naissance, des us et des coutumes hérités, etc., se sente humain parmi les humains ? Tout simplement, humain, ni ange ni démon, à la recherche de son bonheur, certes, mais aussi celui de l’humanité.

Serge Jadot
🇪🇸 🇫🇷
Hôdo, la légende
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Hôdo en politique