Du point de vue de l’analyse logique, les campagnes électorales semblent être des recueils de paralogismes (raisonnements erronés) et sophismes (faux raisonnements volontaires pour induire en erreur).
Dans les dernières élections présidentielles il n'est pas rare de voir : généralisations et extrapolations abusives, personnalisations du débat (ad hominem), retour à l’envoyeur (tu quoque), fausses relations de cause à effet, fausses analogies, appels au peuple, mais aussi appels aux sciences comme vérité absolue « les chiffres prouvent que... » tout en clamant à bon escient que les sages peuvent se tromper, avec à la clé des vérités « évidentes par elles-mêmes », ou binaires sans nuances, voire enfermées dans un cercle vicieux, et le tout, le summum, couronné par la culpabilité par association. Heureusement pour les grands rhétoriciens et les grandes plumes de notre société, on ne demande pas au peuple de réfléchir, mais de réagir de manière épidermique.
Cela, ça s’appelle « manipuler ».
Thèmatique: Remue-méninges
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